Nous n’avons pas encore, à ce jour et aux échelles mondiale et locale, essayer de mettre en place une économie basée intégralement sur des valeurs humaines, et qui serait en mesure de résister à des crises telles que celle que nous vivons aujourd’hui avec le Covid-19. 

Pour cela, il faudrait que nous investissions dans des expériences d’économie sociale et solidaire mais il conviendrait d’être encore plus audacieux et investir dès maintenant dans une économie basée sur la culture de la paix et du vivre-ensemble. Sans cela, nos propres enfants en viendront certainement à nous reprocher notre passivité et de notre manque d’humanité véridique, et notre génération sera certainement « maudite » par les suivantes.

La question essentielle est désormais de savoir comment préparer nos sociétés à cette nouvelle économie? Nous, acteurs économiques – consommateur ou producteurs-  sommes pétris de la certitude que le modèle économique, politique et sociétal sur lequel repose nos sociétés est tout-puissant et infaillible…Il est pourtant si fragile que la plus petites des créatures – en l’exemple du coronavirus- est capable d’en faire trembler les fondations, voire de le faire s’effondrer totalement.

Aussi, il est temps de s’interroger : quelles sont les vraies valeurs de notre économie, de notre humanité surtout ? Comment se fait-il qu’un virus puisse menacer ainsi nos certitudes dans leurs fondements les plus tenaces ? C’est la preuve que nos certitudes sont faibles et souffreteuses. La caractéristique d’un virus, tel que le covid-19, est d’être une menace pour les corps faibles et malades. A cette image, notre société est un corps faible et malade … faible et malade certainement de n’avoir su réaliser sa propre humanité. 

Car l’enjeu est là ! Aujourd’hui notre société humaine est éprouvée dans son humanité : éprouvée dans sa volonté de partage, de générosité, sa sagesse dans les moments difficiles comme dans les moments aisés.  Son histoire montre pourtant que ce sont des crises comme celle-ci, des guerres, des pandémies (la peste ou influenza) etc., où la vie humaine devient plus chère, qui l’amène à évoluer vers des états meilleurs ; ce sont de tels états de crise qui réveillent bien souvent l’Humanité à elle-même et qui la mènent à oser la paix, le partage, la fraternité.

Aussi, face à cette crise qui nous saisit, essayons d’envisager une autre manière de vivre ensemble, une autre manière de construire la société. Que cela soit une nouvelle démarche, sincère, disciplinée avec des vrais moyens. Il faut que nous soyons sincères, car nous ne pouvons tricher ni avec l’autre ni avec nous-mêmes. Le système dans lequel nos sociétés se sont engagées ne marche pas. Il nous conduit dans le mur. Et personne ne peut plus prétendre le contraire. Inspirons-nous de certains qui ont osé proposer d’autres modèles, à l’avant-garde, tels que le Cheikh Khaled Bentounes, Gunter Pauli et d’autres… Osons le changement. Il faut saisir l’opportunité. 

Commençont de réfléchir comment préparer les générations à venir à ce monde de l’avenir. Une académie de paix, des ecoles de paix… Car pour chaque monde il faut préparer ceux qui devront l’assumer. Il faut préparer leur conscience, l’éduquer afin qu’elle puisse continuer de guider l’homme de génération en génération dans son voyage terrestre.


Many thanks to Aurélie Clement for her improvements and important remarks and reflections for this article.


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